Le Bouddhisme en Thaïlande

Le bouddhisme est la quatrième plus grande religion mondiale, avec près de 650 millions d’adeptes à travers le monde. À la croisée d’une pratique religieuse et d’une philosophie, cette culture particulière est née en Inde. On estime qu’elle a été établie à partir du Ve siècle, après l’illumination de Siddharta Gautama, ou « Bouddha ». Ce chef spirituel aurait alors commencé à partager son enseignement à travers le pays.

Le bouddhisme a la particularité d’être un ensemble de rites religieux, de pratiques méditatives, mais aussi de nombreuses théories philosophiques. Leur objectif principal est évidemment l’éveil spirituel de l’individu. Et c’est au cœur de cette religion que les bracelets bouddhistes, comme ceux que nous vendons chez DailyLama, ont vu le jour.

Toutefois, cette religion se divise en de nombreuses branches différentes selon les régions du monde. En Thaïlande, le bouddhisme le plus répandu est le Theravada. Et c’est cette forme particulière du Bouddhisme que nous vous proposons de découvrir !

bouddhisme thailande

Histoire du bouddhisme Theravada

Au XIIIe siècle, les souverains de la ville de Chiang Mai, en Thaïlande, ont établi le bouddhisme Theravada comme la religion d’État du pays. Toutefois, cette branche de la religion est née bien avant cela. En effet, le Theravada est une forme très conservatrice du bouddhisme, que l’on rapproche souvent de sa pratique primitive.

Au Ve siècle, peu après le parinibbana de Bouddha, c’est-à-dire son ascension au nirvana, la communauté bouddhique s’est réunie à Rajagriha pour une pérennisation de la doctrine. Cet évènement est considéré comme le Ier Concile Bouddhique, et a également permis d’établir les règles monastiques de la religion.

Dix-huit écoles anciennes ont été créées après ce premier rassemblement, chacune suivant un vinaya, ou corpus de textes, et des pratiques différentes. Ainsi, le Theravada actuel est la forme modernisée de l’une d’entre elles.

Cette branche de la religion serait notamment née de l’opposition entre les écoles Sthaviravada et Mahasanghika. Les premiers auraient, en effet, rejeté les réformes proposées par les autres. De plus, le courant Sthaviravada aurait eu un différend avec les Mahasanghika à propos des théories concernant les aharants.

Dans la culture bouddhiste, ce terme désigne les quatre catégories d’adeptes ayant atteint de très hauts niveaux de pratique et de spiritualité. Pour les Sthaviravada, ces quatre êtres nobles sont très importants, puisqu’ils auraient réussi à se libérer de leurs entraves, ou liens physiques.

Aux yeux des Mahasanghika, les aharants ne sont pas très importants puisqu’ils sont plus tournés vers le partage de leurs connaissances pour se libérer des entraves, que vers l’ascension suprême au nirvana.

C’est de cette opposition de théories que serait né le bouddhisme Theravada. Toutefois, la plupart des historiens le rattachent à cet événement par défaut d’informations plus précises sur la naissance de cette branche de la religion.

moine thailande

Des croyances et des pratiques différentes

Le Theravada, ou doctrine des anciens, se concentre principalement sur la délivrance des entraves. L’objectif est d’accéder à cette libération en devenant un aharant, un bodhisattva, ou un sambuddha.

Dans le bouddhisme, les Dix Entraves sont un texte désignant les différentes attaches qui relient un individu à son cycle de renaissances. Cette ronde correspond à la succession des existences sur Terre, soumises à la souffrance et à l’ignorance. En se libérant de ces liens qui nous gardent dans le cycle, on peut donc accéder à l’éveil spirituel.

Un aharant est une personne qui a réussi à se libérer de ses attaches en suivant les enseignements de Bouddha sans pour autant être omniscient. De son côté, un bodhisattva est un être qui tente de devenir un Bouddha pour partager ses connaissances avec les autres, et partager les enseignements de Siddhartha Gautama.

Enfin, un sambuddha est une personne qui a atteint l’éveil total. Le sambuddha a parfaitement compris les enseignements de Bouddha, peut les partager, et pourrait lui-même devenir un chef spirituel.

De plus, contrairement aux autres branches du bouddhisme, le Theravada rejette totalement l’idée d’un Dieu créateur. Le fait de croire qu’il existe un être tout puissant au-dessus des hommes s’oppose catégoriquement à la doctrine des anciens.

De la même manière, les Theravadas ne croient pas que l’on peut atteindre le salut par le culte des reliques religieuses et la dévotion. À leurs yeux, le chemin de l’illumination ne nous sera donné par personne. Il faut soi-même rechercher la vérité pour atteindre l’éveil. Les adeptes de cette branche bouddhiste reprennent d’ailleurs dans leur doctrine les paroles du Bouddha : « On est son propre refuge. Qui d’autre pourrait être le refuge ? ».

Le Theravada est donc plus porté sur la libération des entraves, que sur l’ascension vers le nirvana. À l’instar des Sthaviravada, ses adeptes prônent principalement l’enseignement de leurs connaissances. Leur pratique est donc plus centrée sur l’apprentissage et la recherche de la vérité. Cela les différencie donc des branches traditionnelles du bouddhisme qui se focalisent sur l’éveil spirituel, à travers, notamment, la prière et la méditation.

fête bouddhiste

Qu’en est-il des fêtes Theravada ?

Si le bouddhisme thaïlandais se distingue en pratique des autres branches de la religion, il en va de même pour ses nombreuses fêtes religieuses. Évidemment, le Theravada partage certaines commémorations avec les autres formes de bouddhisme.

On pense notamment au Visakha Bucha Day, qui commémore la naissance de Siddharta Gautama ou à l’Uposatha. Cette dernière est plus une journée dédiée à la réaffirmation de sa foi qu’une véritable célébration. Les fidèles Theravada en profitent pour montrer leur détermination à suivre l’enseignement de Bouddha. L’Uposatha a généralement lieu les premier, huitième, quinzième et vingt-deuxième jours du mois lunaire.

Les adeptes du Theravada célèbrent également la commémoration du premier sermon du chef spirituel, Bouddha. Cette fête se nomme Asahna Bucha, et a lieu le jour de la pleine lune du huitième mois lunaire. Le Khao Phansa est aussi très important pour les adeptes du Theravada.

Il s’agit d’une célébration de la retraite annuelle des moines pour les trois mois de la saison des pluies. Enfin, les fidèles de la doctrine des anciens respectent la cérémonie de Kathina, suivant justement la retraite monastique.

Lors de cette fête, les laïcs offrent du tissu aux moines pour qu’ils confectionnent de nouvelles robes monastiques. En général, de nombreux autres dons sont faits au cours de la journée, et les repas sont offerts.